Louis-Henri Saintin (1846, 1899)

Henri Saintin est un peintre de scènes de genre, de paysages et de natures mortes.

Les forêts des environs de Paris et la Bretagne furent les sites privilégiés de sa quête de l’instant fugitif.

Biographie de Louis-Henri Saintin

Paysage après l'orage, 1894

Paysage après l'orage, 1894
 (Musée d’art et d’histoire, Saint-Brieuc)


Entrée du village de Montfort sur Meu, août 1882

Entrée du village de Montfort sur Meu, août 1882
(Mairie de Montfort sur Meu,
Ille-et-Vilaine)

Louis-Henri Saintin
Musée d'Auxerre, Musée Bonnat de Bayonne, Musée des Beaux-Arts de Chambéry, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, Musée des Beaux-Arts de Rennes, Musée des Jacobins de Morlaix, Musée Fabre de Montpellier

Louis-Henri Saintin peint des scènes de genre, des paysages et des natures mortes. Il étudie avec Isidore Pils, Alexandre Ségé et Saint-Marcel. Exposant fréquemment au Salon de Paris, il fait ses débuts en 1867. Ses tableaux figurent dans plusieurs institutions françaises, dont des musées d'Auxerre, de Bayonne, de Besançon, de Chambéry, de Montpellier, de Morlaix et de Rennes. En 1890, il faisait partie des artistes dissidents à l’origine de la scission de l’institution du Salon en deux expositions et jusqu’à sa mort, en 1899, il exposa au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Ces dernières années virent aussi une diversification de sa production : on relève quelques portraits, une scène religieuse, "la Fuite en Égypte" (1893) et l’introduction sporadique de la figure humaine dans des tableaux aux titres vagues comme "Soir d’automne" (1892). Sa carrière resta discrète, même s’il reçut commande de décors pour le Luxembourg et pour l’Hôtel de Ville, en raison d’une modestie et d’une aversion de la réclame qui le poussaient à garder ses œuvres.

Œuvres de Louis-Henri Saintin dans les musées

Porte Saint-Nicolas de Montfort sur Meu

Ce tableau de Henri Saintin, de la fin du XIXème siècle, montre une maison qui est devenue une porte de la ville. Une lithographie, signée Albert Robida (la Vieille France, Bretagne, édition de 1890) montre en fait il n'y a jamais eu de porte. Saintin a certainement modifié le paysage original.


Le tableau de Henri Saintin représente la présentation au Champ-de-Mars de la tête de la statue de la Liberté lors de l’exposition universelle de 1878. Les personnages apparaissent minuscules face à la monumentalité de la statue.